L’apprentissage du goût chez le foetus

L’apprentissage du goût chez le foetus

On s’est tous posé cette question: est-ce que le foetus “goûte” les repas que sa maman déguste? Est-ce que le bébé peut ressentir certaines saveurs? Est-ce que l’alimentation de la femme pendant la grossesse peut influencer de quelque manière que ce soit le futur nouveau né?

Des réponses compliquées à obtenir car il n’est pas aisé de parler à un foetus, qui plus est dans le ventre de sa mère. De nombreuses études sont cependant réalisées et notamment grâce aux images des échographies qui permettent aux scientifiques d’étudier les réactions des bébés après ingestion par la maman de certains aliments.

Le fœtus possède des papilles gustatives

Ce que l’on sait avec certitude c’est que le foetus possède des papilles gustatives dès la fin du premier trimestre de grossesse. Celles-ci se multiplient tout au long de la grossesse pour atteindre le nombre de 7000 à la naissance. En comparaison, un adulte en a moins qu’un nouveau né, par exemple à l’âge de 60 ans on en possède plus que 2000.

Ces papilles gustatives renferment les cellules du goût. Elles se retrouvent sur toute la surface de la langue et reconnaissent 4 saveurs différentes:

  • le sucré, sur le bout de la langue,
  • l’amertume, au fond de la langue,
  • l’acide sur un côté de la langue,
  • le salé sur l’autre côté de la langue.

A partir de 4 mois de grossesse, le bébé réussit à identifier ces quatres saveurs.

L’autre certitude que l’on a est que les saveurs, avant d’arriver au liquide amniotique, passent la barrière placentaire ce qui  transforme sensiblement les saveurs. Une fois celles-ci arrivées dans le liquide amniotique, le bébé peut l’avaler et le déguster.

Grâce à certaines études, on peut constater que le foetus apprécie beaucoup la saveur sucrée: à l’échographie il va alors avaler plus de liquide amniotique. A l’inverse, lorsque la mère consomme des aliments amers, le bébé avale beaucoup moins de liquide amniotique. Une hypothèse a été mise en évidence pour expliquer ce phénomène: les poisons naturels auraient une saveur amer, tout simplement.

Le fait que le foetus préfère le sucré est plutôt logique sachant que le lait maternel a une saveur sucrée: la nature est bien faite.

Une autre hypothèse met en évidence que les mères ayant une alimentation très diversifiée et par répercussion un bébé qui possède un placenta riche en goûts divers et variés, ont des enfants qui, après la naissance, sont beaucoup plus curieux de découvrir de nouvelles saveurs.

Durant l’enfance, les goûts évoluent, changent. Il est donc très important de régulièrement proposer de nouveaux aliments à son enfant. Il pourra ainsi se faire son palais, petit à petit. Il y aura des phases de rejet qui sont normales et pour lesquelles on ne doit pas s’inquiéter. Faire participer les enfants à l’élaboration des repas, proposer des textures, des cuissons, des présentations différentes peuvent aider l’enfant à accepter un aliment.

L’importance d’avoir une alimentation diversifiée

Il est indispensable que la femme enceinte ait une alimentation équilibrée et variée. Tout d’abord pour que le bébé reçoive tout ce dont il a besoin pour se développer mais aussi pour l’habituer aux différentes saveurs qu’il va rencontrer après sa naissance.

La femme enceinte doit aussi savoir écouter ses envies car bien souvent elles révèlent un besoin pour elle ou pour le foetus.

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