Tout savoir sur les terreurs nocturnes chez l’enfant

Terreurs nocturnes chez l'enfant

Chaque parent a vécu ou a entendu parlé dans son entourage proche des terreurs nocturnes de l’enfant. Aussi impressionnantes que brèves, elles ponctuent parfois la nuit des enfants et des parents. Comment et pourquoi apparaissent-elles ? Que peuvent faire les parents face à ces comportements ?

Qu’est-ce qu’une terreur nocturne ?

Les terreurs nocturnes sont des troubles du sommeil qui surviennent entre 6 mois et 4 ans environ pendant le sommeil dit profond (généralement en début de nuit) soit entre 1h et 2h après l’endormissement. Le sommeil de l’enfant se divise en plusieurs étapes: le sommeil lent (lent très léger et lent léger), le sommeil profond (lent profond et  lent très profond), enfin le sommeil paradoxal. Le cycle dure jusqu’à 120mn en tout et c’est donc pendant le sommeil profond, soit la seconde phase qu’apparaît la terreur nocturne. C’est le passage de la phase de sommeil profond au sommeil paradoxal qui provoquerait cette agitation inhabituelle.

Manifestation de la terreur nocturne

Elle apparaît sous diverses formes :

  • réveil soudain: l’enfant s’assoit dans son lit
  • il a peur, il est paniqué: il peut crier, pleurer, hurler
  • il a les yeux ouverts, le regard fixe mais est endormit
  • il est désorienté, apeuré
  • il transpire, respire vite
  • il peut être agressif et ne veut pas être touché

Le terreur nocturne est très impressionnante, surtout pour les parents mais totalement sans danger pour l’enfant. Il va s’endormir au bout de quelques minutes comme si de rien et ne se souviendra plus de l’événement le lendemain matin.

Causes de la terreur nocturne

Les causes de la terreur nocturne semblent encore un peu floues. Voici ce que les études et les professionnels ont mis en évidence:

  • une grande fatigue
  • troubles du sommeil: si l’enfant ne fait plus de sieste ou s’il ne dort pas assez
  • hérédité : si les parents ou grands parents étaient sujet aux terreurs nocturnes, l’enfant serait prédisposé
  • les facteurs de stress: si l’enfant subit un stress dans son quotidien, les terreurs nocturnes seraient favorisées
  • en cas de maladie ou de fièvre
  • certaines maladies comme l’asthme ou le reflux œsophagien
  • certains médicaments

Attitude à adopter lors d’une terreur nocturne

Ces crises sont très impressionnantes pour les parents et bien souvent, ils sont tentés de réveiller l’enfant pour le calmer. Il ne faut surtout pas le réveiller : même si il a les yeux ouverts, il dort. Le réveiller lui provoquerait de l’inquiétude car il ne comprendrait pas pourquoi ses parents se trouvent à côté de lui, inquiets, en pleine nuit. Il serait alors désorienté.

La crise passe d’elle même et n’est absolument pas dangereuse pour l’enfant. Il faut juste veiller à ce qu’il ne se cogne dans un objet ou qu’il ne tombe.

Les parents peuvent cependant lui chanter une berceuse qu’il a l’habitude d’entendre afin de le rassurer et de le calmer.

Veillez par la suite à ce que l’enfant dorme plus : soit en lui proposant à nouveau des siestes,  soit en le couchant plus tôt le soir.

Il n’est pas nécessaire de parler à l’enfant de sa terreur nocturne le lendemain matin : il n’aura aucun souvenir de celle-ci et il pourra être inquiet à l’idée d’en refaire une la nuit suivante.

Pas de panique !

Les terreurs nocturnes sont très courantes chez les enfants et complètement inoffensives. Elles disparaissent naturellement au bout de quelques semaines. Si elles perdurent plusieurs mois, il est bon de prendre l’avis du pédiatre afin de s’assurer que l’enfant ne traverse pas une période émotionnelle difficile.

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