quand faut il commencer acide folique

Quand faut-il commencer à prendre de l’acide folique ?

L’acide folique, ou vitamine B9, c’est un peu le compagnon discret mais incontournable de la grossesse. Beaucoup de femmes en entendent parler pour la première fois quand l’idée d’avoir un bébé commence à germer, en se renseignant sur les vitamines pendant la grossesse. Et là, une question revient souvent : quand faut-il vraiment commencer à en prendre ?

Pourquoi l’acide folique est-il si recommandé durant la grossesse ?

La vitamine B9 intervient très tôt, dès les premières semaines après la conception. C’est à ce moment-là que se mettent en place le cerveau et la moelle épinière du bébé, et les besoins du corps grimpent en flèche. Sans un apport suffisant, une carence peut s’installer sans bruit et avoir des répercussions sérieuses par la suite.

C’est notamment ce qui explique pourquoi l’acide folique joue un rôle clé contre les anomalies du tube neural, comme le spina bifida ou l’anencéphalie. Le hic, c’est que ces malformations se forment entre le 21e et le 28e jour après la fécondation, autrement dit avant même que la plupart des femmes ne sachent qu’elles sont enceintes. D’où l’intérêt d’avoir des réserves déjà constituées au moment où tout se joue, un sujet qui mobilise aujourd’hui largement la santé publique.

Mais la vitamine B9 ne se limite pas à cette fonction protectrice. Elle participe aussi à la croissance des cellules, à la fabrication des globules rouges et au bon fonctionnement général du métabolisme. Beaucoup de femmes constatent d’ailleurs qu’elle aide à mieux encaisser la fatigue ou les petits désagréments digestifs des premiers mois.

acide folique tout savoir vitamine b9

À quel moment débuter la prise d’acide folique ?

Sur ce point, les scientifiques sont unanimes : mieux vaut s’y prendre tôt, avant même la conception. Concrètement, dès qu’un projet de bébé est dans l’air, l’acide folique a sa place dans la routine quotidienne, sans attendre le fameux test positif.

L’idéal est de commencer au moins quatre semaines avant la fécondation, et certains spécialistes vont jusqu’à recommander trois mois à l’avance pour laisser le temps à l’organisme de bien faire ses réserves. Cela dit, la vie ne suit pas toujours les plans, et une grossesse peut très bien arriver sans prévenir. Dans ce cas, mieux vaut une alimentation déjà riche en vitamine B9 au quotidien, et si la grossesse se confirme sans préparation, commencer la supplémentation tout de suite reste une excellente chose : même un peu tard, l’effet protecteur n’est pas négligeable.

Dosage recommandé et durée de la prise d’acide folique

Dans la grande majorité des cas, on parle d’une dose de 400 µg par jour, ce qui correspond aux besoins habituels lorsqu’on prépare une grossesse. En présence de certains antécédents ou de facteurs de risque, un médecin peut décider d’ajuster cette posologie. Mieux vaut donc toujours en parler à un professionnel avant de se lancer en automédication, surtout si l’on suit déjà un traitement.

Côté durée, la règle habituelle est de poursuivre jusqu’à la fin du premier trimestre, autour de la douzième semaine de grossesse. Selon les situations, certains médecins préfèrent prolonger un peu plus pour garantir une couverture optimale, aussi bien pour le bébé que pour la maman.

Quels aliments privilégier pour compléter la supplémentation ?

La supplémentation reste la base, mais l’alimentation a tout de même son mot à dire. Plusieurs produits du quotidien sont naturellement riches en vitamine B9 et permettent de compléter agréablement les apports :

  • Les légumes verts à feuilles comme les épinards ou les brocolis
  • Les agrumes tels que les oranges et les pamplemousses
  • Les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots rouges…)
  • Certains fromages affinés en quantités modérées
  • Les germes de blé ajoutés dans des recettes maison
  • Quelques fruits secs comme les noix ou les amandes

Cela dit, ces aliments, aussi intéressants soient-ils, ne suffisent généralement pas à couvrir tous les besoins, en particulier pendant les phases les plus actives du développement embryonnaire.

acide folique

Qui doit porter une attention particulière à l’acide folique ?

Au-delà des femmes qui préparent une grossesse, certaines personnes ont des besoins plus importants ou un risque de carence accru, ce qui demande une attention toute particulière :

  • Des antécédents familiaux d’anomalies du tube neural
  • La prise de médicaments diminuant l’absorption de la vitamine B9
  • Certaines maladies digestives chroniques (maladie cœliaque, maladie de Crohn…)
  • Des régimes très restrictifs (végétaliens stricts, peu d’aliments variés…)
  • Un taux sanguin naturellement bas détecté lors de bilans médicaux

Dans toutes ces situations, un avis médical permet d’ajuster les choses au mieux. Passé le premier trimestre, le corps a toujours besoin de vitamine B9, mais une alimentation variée suffit le plus souvent. En cas de fatigue persistante, d’anémie ou de difficultés à manger correctement, le médecin peut proposer de prolonger la supplémentation, mais il vaut mieux ne pas l’arrêter brutalement de soi-même.

Perspectives pour la santé maternelle et infantile

Penser à l’acide folique en amont, c’est offrir à son futur bébé un terrain favorable dès le tout début, et se faciliter la vie soi-même par la même occasion. Un petit geste très simple, à condition d’être bien accompagnée par un professionnel, qui en dit long sur l’attention portée à ce nouveau chapitre qui s’ouvre.