Pré-éclampsie et crise d’éclampsie durant la grossesse

crise d'eclampsie

La grossesse est un moment particulier dans la vie d’une femme, plusieurs mois passés à porter bébé avec plus ou moins de facilités. Cependant, elle peut aussi présenter des risques et certaines complications peuvent survenir. Parmi celles-ci, la pré-éclampsie et la crise d’éclampsie, deux mots encore mal connus qui peuvent pourtant dangereusement menacer le fœtus et la mère. Zoom sur cette maladie relativement rare mais dont le risque est bien réel.

Comprendre la pré-éclampsie

Avant l’éclampsie, survient ce que l’on appelle la prééclampsie ou « toxémie gravidique ». Cette complication due à la grossesse est une forme d’hypertension touchant 10% des femmes enceintes. Elle se caractérise par une hypertension artérielle ainsi qu’un taux de protéines trop élevé dans les urines. À terme, elle peut également provoquer des œdèmes, des maux de tête récurrents, des douleurs abdominales et dorsales importantes ainsi que des troubles auditifs et visuels (bourdonnement au niveau des oreilles et vue troublée par tâches noires).

En cas de pré-éclampsie, une prise en charge médicale rapide est indispensable afin d’éviter que cela n’aboutisse sur une éclampsie. Un suivi assidu devra alors être établi avec notamment un bilan sanguin et une échographie pour surveiller le développement du fœtus.

L’éclampsie

Cette complication grave est beaucoup plus rare et touche 1% des femmes enceintes victimes de pré-éclampsie. Elle survient généralement à la fin du troisième trimestre mais peut aussi avoir lieu durant l’accouchement ou jusqu’à six semaines après celui-ci.

L’éclampsie s’apparente à une sorte de crise d’épilepsie entraînant des convulsions, voire une perte de connaissance. Elle peut s’avérer fatale pour la mère et/ou son enfant. C’est donc une urgence médicale nécessitant une stabilisation de la patiente, suivie d’une interruption immédiate de la grossesse avec un accouchement provoqué si le terme est relativement proche (par césarienne généralement).

Les facteurs à risques

Sans tomber dans la parano, il est important de rester attentive durant la grossesse, d’écouter votre corps et d’être à l’affut d’éventuels symptômes.

Bien que ces deux complications puissent hypothétiquement toucher n’importe quelle femme enceinte, il existe tout de même des facteurs à risque :

  • femmes de plus de 35 ans ou moins de 18 ans
  • diabète préexistant
  • PMA (Procréation Médicalement Assistée)
  • hypertension artérielle
  • obésité
  • insuffisance rénale chronique
  • grossesses multiples chez femmes ayant des antécédents de pré-éclampsie

Il n’existe pas vraiment de traitement à proprement parler pour l’éclampsie ou la pré-éclampsie. Seule l’accouchement peut y remédier. La bonne nouvelle ? Des tests sont en cours afin de pouvoir dépister les risques bien plus tôt et de mieux suivre l’évolution de la maladie.

One comment

  • Evelyne

    13 juillet 2018 - 8 h 29 min

    Bonjour, ma fille vient d’accoucher en urgence à cause de pré-éclampsie et de hellps syndrome (36 semaines). Elle s’était plainte de violents maux dans le haut du dos (auparavant, une fois violents maux de tête; en 15 jours, ses jambes et pieds avaient fort gonflé, fort mal sous les côtes, vilain teint). Sa sage-femme lui avait dit qu’il s’agissait de contractions !!! Amenée à la clinique par un collègue de travail, monitoring du bébé qui va bien, analyse de sang et d’urines, RAS, on remballe ma fille avec du Dafalgan à prendre sans prendre vraiment en compte ses terribles maux de dos. Une semaine plus tard, elle vomit toute la nuit, son dos la fait à nouveau terriblement souffrir. grosse fatigue. Elle lit sur le web les symptômes de la pré-éclampsie, dont elle avait des vagues connaissances suite à ses livres de grossesse. Elle décide de retourner en clinique. Heureusement ! : analyses sang et urines, une heure après, elle subissait une césarienne … Si elle n’avait pas été aussi clairvoyante, elle aurait pu mourir… En 2018, comment les gynécos et sage-femmes manquent-ils à ce point de professionnalisme !? J’ajoute qu’elle a eu une PMA. Elle voulait bien vivre son accouchement, avait fait un projet de naissance, toute la préparation, investit à fond sa grossesse,malgré sa fatigue… Tout a été réduit en cendres à cause d’une certaine incompétence du milieu médical… Donc, mesdames, faites-vous confiance, suivez votre instinct, quoique disent tous les gynécos et sages-femmes du monde !!!

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