Faut-il laisser doudou tout le temps à son jeune enfant ?

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Très souvent, un bavoir, une peluche, un t-shirt ou encore une couette se transforme en doudou. Cet objet transitionnel se veut rassurant lorsque l’enfant s’endort. Les petits n’acceptent d’ailleurs pas facilement de changer de doudou. Ce dernier facilite le processus de détachement qui s’opère à partir de 6 ou 7 mois. L’enfant l’emporte alors avec lui lorsqu’il doit aller chez la nourrice ou à la crèche. Mais faut-il le lui laisser tout le temps ou ne le laisser que pour dormir ? Ne risque-t-il pas de devenir accroc ?

Le doudou : le compagnon de jeu au quotidien

La plupart des petits ne quittent quasiment jamais leur doudou. Ce dernier se révèle être une source de réconfort et prolonge le sentiment de sécurité lorsque l’enfant n’est pas avec ses parents. Il commence alors à découvrir voire à explorer son environnement avec assurance. En d’autres termes, le doudou joue un rôle essentiel dans le développement psychologique du petit.

Les objets transitionnels sont très bien acceptés par les éducatrices en maternelle. Ils facilitent la séparation des parents et de l’enfant. C’est alors le début de l’indépendance affective. Le petit se sent plus en confiance en l’absence temporaire de ses parents. Il pourra même choisir son doudou sur le site de Mynoors où les marques comme Disney, Corolle ou encore Sigikid sont bien représentées.

peluches

Laisser le doudou à l’enfant en permanence : bonne ou mauvaise idée ?

Mine de rien, le doudou contribue à l’évolution de l’enfant. Il apprend ainsi à transposer son amour. L’attachement pour ce fameux compagnon de jeu apparaît généralement lorsque le bébé doit aller à la crèche ou chez la nourrice. Plus tard, le doudou accompagnera l’enfant pour aller dormir chez un copain ou pour jouer au parc. Les pédopsychiatres affirment même que certains « doudouphiles » gardent leur doudou jusqu’à 12 ans. Alors, faut-il forcer l’enfant à se détacher de son doudou ? Supprimer le doudou sans que l’enfant n’ait eu le temps de se sevrer peut engendrer des soucis psychologiques.

Les parents ne doivent pas imposer la séparation puisque tôt ou tard, l’enfant délaissera son doudou. Leur rôle consiste à l’accompagner dans ce sens. Entamez plutôt le processus de séparation de manière progressive en limitant le temps passé avec doudou. Pour ce faire, placez la peluche hors de portée, mais à la vue de l’enfant. Il pourra ainsi apprendre à jouer tout seul durant un moment. Bien évidemment, son doudou lui sera rendu. Il pourra notamment le garder pour dormir. Répétez l’expérience régulièrement jusqu’à ce qu’il oublie sa peluche, son chiffon ou sa couette préférée.

Usage du doudou : les règles à respecter

Quelques règles s’imposent lorsque l’enfant commence à s’attacher à un objet transitionnel. Premièrement, les parents ne doivent jamais lui refuser d’avoir un doudou. De même, ils ne doivent pas lui retirer son doudou en guise de punition. Néanmoins, il faudra imposer quelques limites : pas de doudou à table par exemple… Et bien évidemment, il est fortement conseillé de retirer définitivement son doudou à l’enfant.

Doudou ou tétine ?

Les enfants s’attachent facilement aux objets lorsque vient l’étape de la transition. Si certains portent toute leur attention à leur doudou, d’autres ne peuvent se séparer de leur tétine. Faut-il se préoccuper de cette dépendance affective ? Faut-il détacher l’enfant de ces objets qui visent à le réconforter ? Le besoin d’assurance ou de réconfort est humain. C’est ce sentiment de sécurité qui développe la confiance en soi. Les petits apprennent alors à prendre leur envol.

Toutefois, les experts privilégient les doudous plutôt que les tétines. Ces deux objets transitionnels réconfortent l’enfant en cas de tension ou de séparation. Par contre, la tétine se transforme assez rapidement en objet anti-expression. Certains parents en abusent et la collent systématiquement dans la bouche de leur bébé. Ce dernier n’a alors pas l’occasion de développer une forme d’expression propice aux échanges intraverbaux. Ainsi, quand la tétine ne quitte plus la bouche de l’enfant, la communication s’en trouve limitée. Il s’avère donc plus sain de laisser le doudou à l’enfant plutôt que la tétine.

Addiction à la tétine : les inconvénients

Les symptômes digestifs fonctionnels sont très fréquents chez les enfants qui ne peuvent pas se passer de leur tétine. Nombreux sont ceux qui souffrent de constipation ainsi que d’encoprésie. Sur le plan psychologique, l’enfant a du mal à communiquer. Pire, il refuse systématiquement les échanges et reste sur la défensive. Le petit qui se cache derrière sa tétine ne montre aucune expression, ni mimique buccale. À la longue, cette addiction altère le développement de la parole.

L’usage abusif de la tétine chez l’enfant reflète surtout l’absence d’interaction de qualité avec ses parents. Cet objet devient ainsi incontournable lorsqu’il faut calmer l’enfant. Les parents préfèrent alors offrir un « gadget » à la place de mots rassurants. Ils pensent à tort rendre les séparations moins pénibles. C’est pourquoi les pédopsychiatres restent unanimes sur le fait que la tétine ne peut être considérée comme un objet transitionnel. Contrairement au doudou, elle n’est pas malléable et ne peut être déformée.

bébé tétine

Quel est l’âge idéal pour dire adieu à son doudou ?

Si l’attachement au doudou apparaît vers 5 ou 6 mois, sachez qu’il n’y a pas d’âge limite pour s’en séparer. L’enfant évolue et ce lien s’estompe peu à peu au cours de sa sixième année. Il s’avère donc inutile d’entamer un sevrage forcé. En effet, la perte de son doudou est ressentie comme un véritable drame par le tout-petit. S’en suit la perte de ses repères et un sentiment d’insécurité. Retenez que le sevrage se fera de façon progressive.

Dans les premiers mois, le doudou va accompagner votre bébé partout. Plus tard, il le cachera pour éviter les railleries des copains. Le doudou ne sera sollicité que pour aller dormir. Mais un jour, votre enfant s’en débarrassera tout seul. Le pouvoir du doudou est indéniable pour le bon développement de votre enfant. Quoi qu’il en soit, la transition doit être réalisée avec douceur et selon le rythme du petit. Ce dernier adoptera ses propres stratégies pour s’adapter et faire face aux aléas de la vie.

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